Le Fonds bleu pour le Bassin du Congo est un fonds international de développement qui vise à permettre aux États de la sous-région du Bassin du Congo de passer d’une économie liée à l’exploitation des forêts à une économie s’appuyant davantage sur les ressources issues de la gestion des eaux, et notamment de celle des fleuves. L’accord portant création de ce fonds a été signé par douze pays de cette sous-région le 9 mars 2017 à Oyo en République du Congo
Initialement annoncée en marge de la COP 22 à Marrakech par le Président de la République du Congo, SEM Denis Sassou N’Guesso, le 16 novembre 2016, cette initiative a connu sa première étape de formalisation à l’occasion d’un sommet international à Oyo (République du Congo) le 9 mars 2017. Ce sommet avait pour vocation d’obtenir la signature d’un mémorandum d’accord portant sur la création dudit fonds par les représentants des douze pays concernés. Cet accord engage les pays signataires à mobiliser des ressources humaines et financières dédiées à la mise en œuvre des politiques et stratégies au service de l’Economie bleue pour les pays du Bassin du Congo.
Le projet de Fonds Bleu pour le Bassin du Congo fait partie des engagements pris par les chefs d’États participant au premier Sommet africain de l’action en faveur d’une co-émergence continentale. L’initiative a originellement été lancée par la Fondation Brazzaville.
Le Bassin du Congo constitue le premier réservoir de carbone au monde , et la préservation des forêts de cette région représente un enjeu primordial pour la réduction des effets du réchauffement climatique.
L’initiative du Fonds bleu pour le Bassin du Congo répond à de nombreuses exigences dont deux majeures pour cette sous-région d’Afrique : « préserver les forêts de cette zone du continent, deuxième réservoir de carbone du monde après celui du Bassin d’Amazonie, tout en garantissant un développement économique permettant aux populations de la région d’améliorer leur qualité de vie ».
Le Fonds Bleu pour le Bassin du Congo permettra de financer des projets concrets à forte valeur ajoutée socio-économique et environnementale, visant entre autres objectifs, à :
- améliorer les voies de navigation intérieures par un entretien régulier, et aménager les ports secondaires ;
- développer le système de suivi hydrométrique et météorologique ;
- lutter contre les plantes flottantes et envahissantes ;
- promouvoir les énergies renouvelables ;
- renforcer l’irrigation en vue d’accroître la productivité des exploitations agricoles ;
- développer la pêche durable, l’aquaculture, la surveillance et l’observation des zones de pêche ;
- développer le traitement des eaux usées et améliorer l’approvisionnement en eau potable ;
- développer des systèmes de gestion et de traitements des déchets solides déversés dans les cours d’eau et les océans ;
- promouvoir le paiement pour services environnementaux basés sur la gestion durable des eaux ;
- lutter contre les érosions ;
- gérer et valoriser durablement les mangroves ;
- promouvoir l’éco-tourisme ;
- promouvoir les mécanismes de veille sanitaire et environnementale ainsi que la surveillance épidémiologique ;
- améliorer la connaissance du milieu marin, des eaux continentales et de la biodiversité des écosystèmes respectifs.
Fondé sur les principes de l’économie verte et de l’économie bleu, le Fonds bleu a pour but de financer des projets nationaux et des projets intégrant une coopération entre pays riverains ou ceux identifiés dans le Plan d’investissement.
Les programmes s’inscrivant dans le cadre du Fonds bleu visent à favoriser la transition climatique et économique en s’appuyant sur deux leviers :
- Le renforcement des capacités techniques.
- Le renforcement des capacités financières par la mobilisation à la fois des fonds privés et des fonds publics.
Trois axes prioritaires ont été identifiés :
- Développement durable – enjeux environnementaux et socio-économiques.
- Climat – adaptation, atténuation et transfert technologique.
- Politique – intégration régionale.